Final Girl VF – coup d’oeil

Un petit coup d’oeil sur la pré-version de Final Girl en français.

Publicités

Premier tome des Chroniques d’Hamalron

Il est là. Je peux entendre crisser ses 286 pages et craquer sa reliure. Un rêve de gamin qui se réalise. Je me rappelle en détail mes errances dans la cour de récré à imaginer MON livre dont vous êtes le héros. J’avais 10 ans et le livre devait s’appeler « L’Oeil de Calib. » Il n’a jamais vu le jour. Pourtant, les images n’ont cessé depuis  de défiler. Scénario avorté, histoires sans dénouement, tentative littéraire maladroite. Et un univers a vu le jour et servi de cadre tout naturellement pour des parties de jeux de rôle.  Du jeu au livre-jeu, il n’y avait qu’un pas. Je suis ravi de vous annoncer la sortie du premier opus des Chroniques d’Hamalron: Le Royaume de la Discorde.

Le Royaume de la Discorde en version couverture souple n’est plus disponible chez la Saltarelle. Vous le trouverez maintenant chez Alkonost, ici

www.alkonost-editions.com

Ouverture Le Royaume De La Discorde

Nous vous en parlions en avril, photos du tout premier exemplaire à l’appui. Le Royaume De La Discorde est maintenant en version définitive : l’exemplaire déballé dans la vidéo est identique à celui que vous pouvez commander sur Lulu.

Si vous avez regardé attentivement la vidéo, vous aurez peut-être remarqué que ce livre a été adapté autant que possible à sa destination : pas de numérotation des pages, dont le lecteur-joueur n’a que faire, excentrement de la zone de texte pour permettre de feuilleter plus rapidement en ouvrant moins le livre et tables aléatoires en fin d’ouvrage.

Le Royaume de la Discorde en version couverture souple n’est plus disponible chez la Saltarelle. Vous le trouverez maintenant chez Alkonost, ici

www.alkonost-editions.com

Voir Venise et deux fois mourir …

 

Ultima Forsan est un supplément en italien pour le jeu générique Savage World inspiré du roman Il Decameron dei Morti, de Mauro Longo. Il décrit la fin du Moyen-Age, dans une Italie fantastique où les morts se seraient réveillés. L’humanité, après cent cinquante ans de réclusion derrière les murs de ses cités, a décidé de se libérer de ses peurs et de chasser une fois pour toutes les revenants qui hantent les campagnes. C’est ainsi que débute la Renaissance dans l’Italie Macabre.

italiamacabramappa

L’esthétique du jeu mélange l’iconographie de Dürer et du Tarot avec un style Steampunk de la Renaissance qui en inspirera plus d’un.

A noter que l’auteur a également écrit deux livres dont vous êtes le héros basé sur cet univers: Il Tesoro della Regina (Le Trésor de la Reine) et Ci muore solo due volte (On ne meurt que deux fois.)

Voici le site du créateur de cet univers: http://www.caponatameccanica.com/ultima-forsan-rinascimento-macabro/

Si vous vous sentez plus à l’aise avec l’anglais, c’est ici: https://greyworld.co/2015/07/20/italians-do-it-better-ultima-forsan/

capoletteraIBig-150x150

Migrant level 29

Alors que je cherchais s’il existait un jeu de rôle finlandais, je suis tombé par hasard sur Dublin 2, un jeu de rôle grandeur nature qui se déroule dans un camps à Kamppi. Il s’agit d’un projet de sensibilisation sur la situation des demandeurs d’asile. Les joueurs étant invités à jouer le rôle de migrant ou celui de garde-frontière.

Plus d’info ici: http://www.france-terre-asile.org/actualites/actualites/actualites-choisies/dans-la-peau-dun-refugie-un-jeu-de-roles-finlandais

Orlando Furioso

Voici le premier trésor enfouis que je vous propose de découvrir : Orlando Furioso. Il s’agit d’un jeu de rôle italien conçu par Andrea Angiolino. Ce nom ne vous dira probablement rien et pourtant, dans son pays, Andrea est une star de la ludosphère. Je vous invite d’ailleurs à lire sur le grog sa très intéressante biographie. http://www.legrog.org/biographies/andrea-angiolillo-angiolino

Orlando Furioso est le titre d’un poème épique écrit au 16ème siècle et contant les aventures du paladin Roland, de la guerrière Bradamante et du païen Rugieri sur fond de guerre entre Charlemagne et Agramante, le roi des Maures.

orlando_0

Cette chanson de geste est un condensé d’heroic fantasy et il n’est pas étonnant qu’un jdr en ai été directement inspiré. Un coup d’oeil sur les gravures de Gustave Doré (excusez du peu) qui agrémentent le jeu suffisent à donner envie de se plonger dans cet univers fantasmagorique. Amours passionnés, combats épiques, ferveurs religieuses et créatures fantastiques ponctuent cette histoire considérée comme « le dernier roman de chevalerie, celui où se condensent toutes les qualités du genre. »

800px-Orlando_Furioso_9

Le jeu brille par sa simplicité. Huit caractéristiques (force, agilité, dialectique, concentration, vitalité, vulnérabilité, héroïsme et bonus aux combats) dont les valeurs s’échelonnent de -5 à +5. Le système n’utilise que deux dès à six face, un blanc et un coloré. Pour chaque action, on lance les deux dés et on soustrait le résultat du dé coloré au dé blanc. Si le résultat, ajusté avec quelques modificateurs, est positif, l’action est réussie. Les joueurs possèdent une réserve de points d’héroïsme qu’ils peuvent utiliser pour améliorer leurs résultats.

Le ton des scénarios brille par son humour. L’univers de Ludovico Ariosto, l’auteur du poème, rappelle à sa manière Rabelais et le jeu a parfaitement intégré ce ton décalé.

Orlando Furioso ou comment faire du neuf avec du (très) vieux. E funziona bene.

Orlando_Furioso_18

 

Voyage, voyage.

En matière de jeu de rôle, les francophones se contentent bien souvent de productions nationales ou anglo-saxonnes. Les concepteurs/éditeurs « venus d’ailleurs » restent encore en majorité peu connus. Sur le Guide du Rôliste Galactique, la référence en la matière, leur nombre se réduit à peau de chagrin. Ce problème de visibilité est-il dû à une production confidentielle ou à notre propre manque de curiosité ? Je parierais sur les deux.

Dans mes prochains billets, je vous propose de soulever le voile de mystère qui entoure quelques-uns de ces jeux en provenance d’autres latitudes, parfois pas si lointaines. Pour vous faire patienter, je vous propose de lire mon article sur les jeux de rôle latino-américains paru il y a un an dans la Saltarelle n°7 et consultable ici.

Attachez vos ceintures, on décolle!