Summer is coming

Je ne sais pas si on peut parler d’habitude mais depuis deux ans nous faisons l’impasse sur le numéro de l’automne. Il faut dire qu’il n’est pas simple de remotiver l’équipe au sortir de la trêve estivale. Le retour au bureau est déjà bien assez difficile pour tout le monde.

Cette année la situation est un peu différente : une partie de l’équipe a été mobilisée pour les sorties de non pas un mais deux bouquins et le mag a pris du retard. Final Girl est une traduction de l’américain tandis que Le Royaume De La Discorde est une production originale. Deux ouvrages et deux formats très différents. Je reparlerai sans doute une autre fois de ces deux projets menés à terme car j’étais venu évoquer le mag et son planning de sortie.

Je disais donc que nous avions pas mal travaillé sur les deux premiers trimestre mais pas sur le mag. Du moins pas assez pour être en situation de sortir un numéro qui soit satisfaisant avant l’été. Qu’à cela ne tienne, c’est l’occasion de changer notre fusil d’épaule et de sortir un numéro d’automne en faisant l’impasse sur celui de l’été.

Pendant l’été, comme vous aurez du temps libre et pas de mag à lire, c’est peut-être l’occasion, chers lecteurs, de penser à ce que vous aimeriez y trouver et l’écrire vous-mêmes puis nous le faire passer (ezinesaltarelle@gmail.com) pour le voir dans le numéro 11 à la rentrée.

Du coup, cette proposition m’oblige à préciser la ligne éditoriale qui est la nôtre afin que vous sachiez si votre prose peut trouver sa place dans nos colonnes. Les propriétés des PDF précisent qu’il s’agit de l’e-zine de l’imaginaire. C’est assez large.

Dans la pratique, notre fréquence de publication et les dates de diffusion pas toujours tenues nous interdisent de traiter sérieusement d’actualité. Du moins d’actualité à venir. L’intérêt d’un article comme « la guerre des donjons » ne résidait pas dans l’annonce des résultats mais dans la mise en perspective des financements participatifs évoqués. Il se trouve que le terme de ces campagnes de financement coïncidait à peu près avec la sortie du mag mais cela constituait plus un inconvénient qu’un avantage pour nous.

Ce que nous cherchons ce sont des textes qui parlent de notre loisir, des « succes stories » ou des échecs porteurs d’enseignements, des aides de jeu, des préparations de parties ou des nouvelles. Pourquoi pas des chroniques de jeux mais d’autres le font déjà très bien et les informations circulent sur le web à la vitesse de la lumière.

 

Je vous dis donc à la rentrée pour le numéro 11.

Premier tome des Chroniques d’Hamalron

Il est là. Je peux entendre crisser ses 286 pages et craquer sa reliure. Un rêve de gamin qui se réalise. Je me rappelle en détail mes errances dans la cour de récré à imaginer MON livre dont vous êtes le héros. J’avais 10 ans et le livre devait s’appeler « L’Oeil de Calib. » Il n’a jamais vu le jour. Pourtant, les images n’ont cessé depuis  de défiler. Scénario avorté, histoires sans dénouement, tentative littéraire maladroite. Et un univers a vu le jour et servi de cadre tout naturellement pour des parties de jeux de rôle.  Du jeu au livre-jeu, il n’y avait qu’un pas. Je suis ravi de vous annoncer la sortie du premier opus des Chroniques d’Hamalron: Le Royaume de la Discorde.

Et pour l’acheter, c’est ici: http://www.lulu.com/shop/r%C3%A9mi-dekoninck/le-royaume-de-la-discorde/paperback/product-22712017.html

Ouverture Le Royaume De La Discorde

Nous vous en parlions en avril, photos du tout premier exemplaire à l’appui. Le Royaume De La Discorde est maintenant en version définitive : l’exemplaire déballé dans la vidéo est identique à celui que vous pouvez commander sur Lulu.

Si vous avez regardé attentivement la vidéo, vous aurez peut-être remarqué que ce livre a été adapté autant que possible à sa destination : pas de numérotation des pages, dont le lecteur-joueur n’a que faire, excentrement de la zone de texte pour permettre de feuilleter plus rapidement en ouvrant moins le livre et tables aléatoires en fin d’ouvrage.

Voir Venise et deux fois mourir …

 

Ultima Forsan est un supplément en italien pour le jeu générique Savage World inspiré du roman Il Decameron dei Morti, de Mauro Longo. Il décrit la fin du Moyen-Age, dans une Italie fantastique où les morts se seraient réveillés. L’humanité, après cent cinquante ans de réclusion derrière les murs de ses cités, a décidé de se libérer de ses peurs et de chasser une fois pour toutes les revenants qui hantent les campagnes. C’est ainsi que débute la Renaissance dans l’Italie Macabre.

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L’esthétique du jeu mélange l’iconographie de Dürer et du Tarot avec un style Steampunk de la Renaissance qui en inspirera plus d’un.

A noter que l’auteur a également écrit deux livres dont vous êtes le héros basé sur cet univers: Il Tesoro della Regina (Le Trésor de la Reine) et Ci muore solo due volte (On ne meurt que deux fois.)

Voici le site du créateur de cet univers: http://www.caponatameccanica.com/ultima-forsan-rinascimento-macabro/

Si vous vous sentez plus à l’aise avec l’anglais, c’est ici: https://greyworld.co/2015/07/20/italians-do-it-better-ultima-forsan/

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Migrant level 29

Alors que je cherchais s’il existait un jeu de rôle finlandais, je suis tombé par hasard sur Dublin 2, un jeu de rôle grandeur nature qui se déroule dans un camps à Kamppi. Il s’agit d’un projet de sensibilisation sur la situation des demandeurs d’asile. Les joueurs étant invités à jouer le rôle de migrant ou celui de garde-frontière.

Plus d’info ici: http://www.france-terre-asile.org/actualites/actualites/actualites-choisies/dans-la-peau-dun-refugie-un-jeu-de-roles-finlandais

Orlando Furioso

Voici le premier trésor enfouis que je vous propose de découvrir : Orlando Furioso. Il s’agit d’un jeu de rôle italien conçu par Andrea Angiolino. Ce nom ne vous dira probablement rien et pourtant, dans son pays, Andrea est une star de la ludosphère. Je vous invite d’ailleurs à lire sur le grog sa très intéressante biographie. http://www.legrog.org/biographies/andrea-angiolillo-angiolino

Orlando Furioso est le titre d’un poème épique écrit au 16ème siècle et contant les aventures du paladin Roland, de la guerrière Bradamante et du païen Rugieri sur fond de guerre entre Charlemagne et Agramante, le roi des Maures.

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Cette chanson de geste est un condensé d’heroic fantasy et il n’est pas étonnant qu’un jdr en ai été directement inspiré. Un coup d’oeil sur les gravures de Gustave Doré (excusez du peu) qui agrémentent le jeu suffisent à donner envie de se plonger dans cet univers fantasmagorique. Amours passionnés, combats épiques, ferveurs religieuses et créatures fantastiques ponctuent cette histoire considérée comme « le dernier roman de chevalerie, celui où se condensent toutes les qualités du genre. »

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Le jeu brille par sa simplicité. Huit caractéristiques (force, agilité, dialectique, concentration, vitalité, vulnérabilité, héroïsme et bonus aux combats) dont les valeurs s’échelonnent de -5 à +5. Le système n’utilise que deux dès à six face, un blanc et un coloré. Pour chaque action, on lance les deux dés et on soustrait le résultat du dé coloré au dé blanc. Si le résultat, ajusté avec quelques modificateurs, est positif, l’action est réussie. Les joueurs possèdent une réserve de points d’héroïsme qu’ils peuvent utiliser pour améliorer leurs résultats.

Le ton des scénarios brille par son humour. L’univers de Ludovico Ariosto, l’auteur du poème, rappelle à sa manière Rabelais et le jeu a parfaitement intégré ce ton décalé.

Orlando Furioso ou comment faire du neuf avec du (très) vieux. E funziona bene.

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